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October, 2009
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" A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU "
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" Il suffit d'une Seconde pour remarquer une personne exceptionnelle,

une Heure pour l'apprécier, un Jour pour l'aimer,
mais toute une Vie pour l'oublier. " |
Mes Treize Commandements de vie
Le Plus Grand Handicap, " La Peur ." La Plus Grande Qualité, " L'Intégrité. La Chose La Plus Facile, " Se Tromper." La Plus Grande Erreur , " Se Taire . Le Plus Grand Défaut, " La Vulgarité." La Plus Grande Distraction , " Le Savoir." La Pire Banqueroute, " La Médiocrité."
Les Meilleurs Professeurs , " Les Enfants."
Le Plus Grand Besoin, " La Justice." Le Plus Bas Sentiment, " La Cruauté." Le Plus Beau Présent , " La Confiance." La Plus Grande Connaissance , " La Litterature." La Plus Belle Chose Au Monde, " Donner La Vie."
" Enivrez-Vous "
Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! " Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.
Charles Baudelaire (1821-1867)

" Elle dit, la voix reconnue, Que la bonté, c'est notre vie Que de la haine et de l'envie, Rien ne reste, la mort venue. "
" Lorsqu'un homme ou une femme accomplit une bonne action, alors que rien ne l'y oblige,
Dieu penche la tête et dit:
"Rien que pour cet instant, il était utile de créer le monde".
Le Talmud
" Cent fois par jour, je me dis que ma vie, à l'intérieur comme à l'extérieur, dépend de la peine d'autres hommes,vivants ou morts,
et que je dois à tout prix m'efforcer de donner en proportion de ce que je reçois."

" C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière " . E.Rostand.
January, 2007

" Sans la Musique, la vie serait une erreur. "
Friedrich Nietzsche
" La Musique donne une âme à nos coeurs ,des ailes à notre pensée ,et un essor à l' imagination. " Platon.
" La Musique est la langue des émotions." Emmanuel Kant
" La Musique commence là où s'arrête le pouvoir des mots." Richard Wagner
" La Musique est peut-être l'exemple unique de ce qu'aurait pu être - s'il n'y avait pas eu l'invention du langage, la formation des mots, l'analyse des idées - la communication des âmes." Marcel Proust
" La Musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui existe." Oscar Wilde
" La vie sans Musique est tout simplement une erreur,
une fatigue, un exil." Friedrich Nietzsche

" La Musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie." Ludwig VanBeethoven
" La poésie est une espèce de Musique : il faut l'entendre pour en juger." Voltaire
" Chacun de nous possède une Musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité." Gilbert Cesbron
" La bonne Musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore." Stendhal

" La Musique, c'est du bruit qui pense." Victor Hugo
" La Musique est la vapeur de l'art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l'océan des nuées est à l'océan des ondes." Victor Hugo
"De toutes les merveilles qui ont été données à l'homme par le Créateur, la Musique est la plus belle. Elle est l'énergie qui nous permet de descendre dans notre profondeur et elle est en harmonie avec la construction du corps humain. Tous, nous devons prendre conscience de la puissance du son. On peut utiliser la musique pour guérir ou faire du bien." Sagesse Indienne


 
Mozart and Linley 1770
January, 2007
C'est un peu comme l'océan.
A la surface, le mouvement est continuel,
les vagues se forment et se défont sans cesse;
C'est une relation intelligible que personne n'a créé, elle est éternelle.
Qu'il y ait ou non des hommes pour la découvrir ne changera pas cette propriété.
Elle sera la même dans mille ans comme elle pouvait l'être il y a un milliers d'années.
A quoi aspire un artiste qui souhaite une reconnaissance?
A exister éternellement à travers les œuvres qu'il a produit. Créer, c'est en ce sens trouver une immortalité auprès des hommes, c'est s'installer dans la mémoire des hommes qui continueront de se souvenir de ce l'artiste a produit de plus beau, de plus grand, de ce qu'il a pu exprimer de divin sur la Terre.
Il communique avec l'éternité.
Il reste que l'art, quand il atteint un somment de génie,
propulse l'esprit aussi dans une dimension qui transcende le temps.
Il y a des extases musicales qui nous élèvent bien au-dessus du temps
et nous laisse comme suspendu dans un instant d'éternité.
" A La Recherche Du Temps Perdu "
Il existe une phrase de Proust pour chaque événement de la vie,
une belle phrase que l'on avait dans son inconscient et que
Proust ramène poétiquement à la surface de nous même.
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" L'influence anesthésique de l'habitude ayant cessé, je me mettais à penser, à sentir, choses si tristes."
" Le regret est un amplificateur du désir .car bien que nous sommes amoureux, peut-être même pour que nous le devenions, il faut qu'arrive le jour de la séparation ."
" Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat."
" Les beautés qu'on découvre le plus tôt sont aussi celles dont on se fatigue le plus vite. "
" Pour tous les éléments qui dans la vie et ses situations contrastées se rapportent à l'amour, le mieux est de ne pas essayer de comprendre, puisque, dans ce qu'ils ont d'inexorable comme d'inespéré, ils semblent régis par des lois plutôt magiques que rationnelles.
" Chaque être est détruit quand nous cessons de le voir; puis son apparition suivante est une création nouvelle, différente de celle qui l'a immédiatement précédée, sinon de toutes."
"C'est seulement par la pensée qu'on possède les choses, et on ne possède pas un tableau parce qu'on l'a dans sa salle à manger si on ne sait pas le comprendre, ni un pays parce qu'on y réside sans même le regarder."
" Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus .
" La force qui fait le plus de fois le tour de la terre en une seconde, ce n'est pas l'électricité, c'est la douleur."
" Quant au bonheur, il n'a presque qu'une seule utilité, rendre le malheur possible".
"Même au milieu d'un chagrin encore vif, le désir physique renaît. "
" On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner, car elle est un point de vue sur les choses. "
"Dans les personnes que nous aimons, il y a, immanent à elles, un certain rêve que nous ne savons pas toujours discerner mais que nous poursuivons."
"On n'aime que ce en quoi on poursuit quelque chose d'inaccessible, on n'aime que ce qu'on ne possède pas."
" Dans l'attente, on souffre tant de l'absence de ce qu'on désire qu'on ne peut supporter une autre présence."
" Il n'y a que les femmes qui ne savent pas s'habiller qui craignent la couleur. On peut être éclatante sans vulgarité et douce sans fadeur."
"On ne connaît pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit."
" Notre mémoire et notre cœur ne sont pas assez grands pour pouvoir être fidèles."
"Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d'entretenir en nous quelques petites folies."
'Nous n'arrivons pas à changer les choses suivant notre désir, mais peu à peu notre désir change."
" Les créatures qui ont joué un grand rôle dans notre vie, il est rare qu'elles en sortent tout d'un coup d'une façon définitive."

MARCEL PROUST
Ecrivain français
Né à Paris le 10 juillet 1871
Décédé à Paris le 18 octobre 1922
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" Tâchez de garder toujours
un morceau de ciel au dessus
de votre vie. "

" La beauté n'est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie. "
M.Proust
January, 2007
"Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester."
" Le message des Indiens est aussi une source de sagesse,
fondée sur le respect de la nature et la compréhension
de "l'Esprit qui est en toute chose".


Un jour, dit une vieille légende amérindienne, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, le Toucan, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :
« Colibri ! Tu n'es pas fou ?! Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?! »
Et le colibri lui répondit :« Non, mais je fais ma part ».
"La part du colibri" Pierre Rabhi

Au commencement..
Au début des temps Il n'y avait pas de différence entre les hommes et les animaux. Toutes les créatures vivaient sur terre. Un homme pouvait se transformer en animal s'il le désirait et un animal pouvait devenir humain. Il n'y avait pas de différence. Les créatures étaient parfois des animaux et parfois des animaux et parfois des hommes. Tout le monde parlait une même langue. En ce temps là, les mots étaient magie et l'esprit possédait des pouvoirs mystérieux. Un mot prononcé au hasard pouvait avoir d'étranges conséquences. Il devenait brusquement vivant et les désirs se réalisaient. Il suffisait de les exprimer. On ne peut donner d'explication. C'était comme ça.
Le Grand Esprit nous a créés et il nous a donné cette terre. Nous étions libres comme le vent et nous ne devions pas obéir au commandement d'un autre homme . Nous avions beaucoup d'enfants et les troupeaux etaient nombreux. Nos anciens parlaient avec les Esprits et ils faisaient de bonnes magies. Nous vivions ou nous levions nos "tepees",sans etre prisonniers d'une maison. Et personne disait "jusqu'à cette ligne c'est ma terre ,au-delà c'est la tienne".
" A ce point l'homme blanc arriva " !
"Si, comme le guerrier Cherokee,
Je considère l'année nouvelle comme une chance de me renouveler
Alors la Force et le Courage seront à mes côtés.
Je me souviendrai que les choses finissent par s'arranger,
Que les blessures guérissent et que les liens se ressoudent,
Non parce que je l'ai dit, Mais parce que je le crois.
Mais le temps est venu, de faire les choses correctement
Et de ne pas m'écarter du Chemin
Comme l'eau fraîche et libre qui coule de la source des bois,
Une nouvelle vie et un nouveau sens jailliront de ma Source Intérieure.
Le Calme et la Paix m'envelopperont,
Car je ne gagnerai rien à craindre ce monde chaotique."
Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres,
le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité. Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez.
L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas !
Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."
L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol.
La roche dit « Arrête, tu me fais mal ».
Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu...

Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... " Partout où il la touche, il y laisse une plaie "

" Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre. Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse."
" Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre. Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse."
"La vie dans un tipi est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine."
Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes. Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers
" Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.
Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?
Les Neuf Préceptes du Code de la Juste Relation
- Ne dis que la vérité.
- Ne parle que des bonnes qualités des autres.
- Sois un confident et ne répands aucune rumeur.
- Ecarte le voile de la colère pour libérer la beauté inhérente à chacun.
- Ne gaspille pas ce qui t'est donné, et tu ne seras pas dans le besoin.
- Honore la lumière en chacun. Ne fais pas de comparaisons,considère chaque chose pour ce qu'elle est.
- Respecte toute vie; dégage ton coeur de l'ignorance.
- Ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses,qui tuent la paix comme une flèche.
- Agis maintenant; si tu vois ce qu'il faut faire, fais-le .


Quand une goutte d'amour jaillie d'un coeur pur tombe sur un sol aride, elle fait éclore la fleur infiniment exquise du renouveau


Toute chose...
Chaque chose sur cette terre a un but, chaque maladie a son herbe pour la guérir et chaque personne a une mission. C'est la théorie indienne de l'existence.
" La différence entre les Blancs et les Indiens, c'est que les blancs pensent que la nature leur appartient, tandis que les indiens pensent que c'est eux qui appartiennent à la nature." " Il n'y a pas d'endroit possible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se déroulées au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte.
Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprend pas.

" Ils nous faisaient beaucoup de promesses,
plus que je ne peux me rappeler,
mais ils n'en ont jamais tenu qu'une seule :
" Ils ont promis de prendre nos terres, et Ils les ont prises."


" Comment , pouvons nous parler de paix à l'homme blanc,
quand il ne voit partout que la guerre ? "


O, Grand Esprit, aide moi à ne jamais juger un autre avant d'avoir chaussé ses mocassins pendant au moins trois lunes
" La simplicité n’est jamais banale ni ennuyeuse.
Sa richesse est infinie, sans cesse nouvelle pour celui qui regarde le monde avec des yeux neufs."

" Qui est prudent, ne dira jamais ses pensées à un autre homme Avant d'avoir connu celles de cet homme."

" De même qu'une journée bien employée procure un heureux sommeil, une vie bien remplie,
nous laisse mourir en paix."

" La paix n’arrive jamais par surprise.
Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent."

" L'homme intelligent ne demande jamais l'inaccessible, Ne pense pas à pleurer ce qui est perdu Et sait garder la sérénité même dans le malheur."
COCHISE Apache Chiricahua

Gênes, 1450 - Valladolid, 1506
Affable avec tous, il se montrait avec les siens d'une douceur rare, en gardant toujours la plus digne gravité
" Iles des Bahamas "
Au lever du soleil, ce que les Espagnols découvrent est un véritable paradis.
L' Óle tropicale est recouverte d'une végétation luxuriante, bordée de grandes plages de sable blanc,
au milieu d'une eau turquoise. Il fait chaud.
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Du navire, les marins peuvent apercevoir des hommes et des femmes nues
à la peau brune qui leur font des signes.
Colomb débarque et s'agenouille sur cette terre et remercie Dieu pour lui avoir donné ce qu'il avait tant espéré.
IL est émerveillé par ces beaux indiens qui le reçoivent avec tous les honneurs :
ce sont des Taïnos (qui signifie "nous sommes des hommes de bien") et des Caraïbes ( "Les guerriers courageux").
Ils vivent comme dans un paradis terrestre qu'il n'osait même pas imaginer.
Ils portent des bijoux en or pur et affirment qu'il existe bien, près de là, un royaume regorgeant d'or....
Lettre de Colomb au Roi Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille
"Les indiens sont, à la vérité, gens de cœur excellent, ignorant la cupidité, plein de douceur ;
aussi, puis-assurer à Vos Altesses qu'il n'est au monde ni meilleurs hommes, ni meilleur pays.
Ils aiment leur prochain comme eux-même.
Ils ont une façon de parler toujours souriante, la plus douce, la plus affable qui se puisse imaginer.
Hommes et femmes, à la vérité, vont nus comme au jour de leur naissance,
mais Vos Altesses peuvent croire cependant qu'ils ont des mœurs fort pures.


" Jeanne endormie "
Jeanne dort ; elle laisse, ô pauvre ange banni, Sa douce petite âme aller dans l'infini ; Ainsi le passereau fuit dans la cerisaie ; Elle regarde ailleurs que sur terre, elle essaie, Hélas, avant de boire à nos coupes de fiel, De renouer un peu dans l'ombre avec le ciel. Apaisement sacré ! ses cheveux, son haleine, Son teint, plus transparent qu'une aile de phalène, Ses gestes indistincts, son calme, c'est exquis. Le vieux grand-père, esclave heureux, pays conquis, La contemple.
Cet être est ici-bas le moindre Et le plus grand ; on voit sur cette bouche poindre Un rire vague et pur qui vient on ne sait d'où ; Comme elle est belle ! Elle a des plis de graisse au cou ; On la respire ainsi qu'un parfum d'asphodèle ; Une poupée aux yeux étonnés est près d'elle, Et l'enfant par moments la presse sur son cœur. Figurez-vous cet ange obscur, tremblant, vainqueur, L'espérance étoilée autour de ce visage, Ce pied nu, ce sommeil d'une grâce en bas âge. Oh ! quel profond sourire, et compris de lui seul, Elle rapportera de l'ombre à son aïeul ! Car l'âme de l'enfant, pas encor dédorée, Semble être une lueur du lointain empyrée, Et l'attendrissement des vieillards, c'est de voir
Que le matin veut bien se mêler à leur soir.
Ne la réveillez pas. Cela dort, une rose. Jeanne au fond du sommeil médite et se compose Je ne sais quoi de plus céleste que le ciel. De lys en lys, de rêve en rêve, on fait son miel, Et l'âme de l'enfant travaille, humble et vermeille, Dans les songes ainsi que dans les fleurs l'abeille.

« Alfred de Musset a été très épris de George Sand ; il avait vingt trois ans, il était charmant, et d'un naturel passionné ; il n'a trouvé en elle qu'un cœur froid et un immense orgueil ; Quoiqu'il ait souffert, jamais pendant sa vie il n'a prononcé un mot pour accuser George Sand ; jusqu'au moment suprême, il a su rester le gentilhomme correct envers la femme naguère aimée, il est resté tel que l'ont connu tous ses amis et tous les objets de son amour ».
" Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ".
À celui qui suit cette maxime, il n'arrivera que du bien.
Ce fut notamment une devise de Gandhi
qui gardait parait-il toujours avec lui
une petite sculpture de ces trois singes
MOHANDAS KARAMCHAND
GHANDI,
Artisan de la non-violence(ahimsa).
Homme politique et philosophe indien
" Commencez par changer en vous
ce que vous voulez changer autour de vous."
Gandhi naît le 2 octobre 1869, au Goujerat en Inde d'une famille de riches commerçants
de la caste des Bania.
Gandhi veut d'ailleurs dire épicier.
Gandhi était pour la non-violence.
L'absence totale de mal-veillance .
Le mot non-violence est la traduction du terme sanscrit ahimsa employé dans les textes philosophiques de la littérature hindouiste et bouddhique. Ce mot est formé du préfixe négatif a et du substantif himsa qui signifie le désir de nuire, de faire violence à un être vivant. L'ahimsa est donc la prise de conscience, la maîtrise et le renoncement à ce désir de violence qui est en l'homme. "La non-violence parfaite, écrit Gandhi, est l'absence totale de malveillance" à l'encontre de tout ce qui vit. Sous sa forme activée, la non-violence s 'exprime par la bienveillance à l'égard de tout ce qui vit.  " C'est l'amour pur "

Pour Gandhi, la non-violence n'est pas une méthode d'action, elle est une attitude,
c'est-à-dire essentiellement un regard, un regard de bienveillance et de bonté envers l'autre homme.
"Je crois, affirme-t-il, dans le principe de non-violence ' ("I believe in the principle of non-violence)
Elle est selon lui le principe même de la recherche de la vérité.
"La non-violence et la vérité, écrit-il, sont si étroitement enlacées qu'il est pratiquement impossible
de les démêler et de les séparer l'une de l'autre.
"Je suis pour un même calendrier pour le monde entier,
comme je suis pour une même monnaie pour tous les peuples
et pour une langue auxiliaire mondiale comme l'espéranto pour tous les peuples" .
" La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre."
" L'homme est soumis à l'obligation de se laisser guider dans toutes ses actions par des considérations morales."
"La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée."
"La fibre la plus coriace doit s'amollir dans le feu de l'amour. Si elle ne fond pas, c'est que le feu n'est pas assez fort."
"Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu'il a."
" Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours."
"Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité."
"La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort."
" Gandhi avait prédit sa mort imminente la veille d'être assassiné ! "
Il est assassiné à New Delhi le 30 janvier 1948 par Nathuram Godse,
un hindou extrémiste.



Sénèque (4 avant J.-C.-65 après J.-C.)
Grand avocat , philosophe, homme d'état ,
écrivain romain qui a été le précepteur de Néron .
"Ma patrie est le monde ".
" Chacun doit trouver seul le chemin du bonheur "
V ous vivez comme si vous deviez toujours vivre.
Vos craintes sont de mortels; à vos désirs on vous dirait immortels.
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-La plupart des hommes disent :
« A cinquante ans, je me retirerai des affaires, ma soixantième année me dispensera de mes obligations .»
Et qui vous a donné caution d'une vie plus longue ?
Qui permettra que tout se passe comme vous l'arrangez ?
N'avez-vous pas honte de ne vous réserver que les restes de votre vie, et de destiner à la culture de votre esprit à la sagesse le seul temps qui n'est plus bon à rien ?
N'est-il pas trop tard de commencer à vivre lorsqu'il faut sortir de la vie ?
Quel fol oubli de notre condition mortelle, que de remettre à cinquante ou soixante ans les sages entreprises!
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« Il faut toute la vie pour apprendre à vivre. »
« Si tu veux être heureux, Etre un homme libre , Laisse les autres te mépriser !
« On a des mots pour dire une peine légère,mais les grandes douleurs ne savent que se taire.»
« On ne doit parler qu’à celui qui est prêt à entendre.»
« Tu cesseras d’avoir peur quand tu auras cessé d’espérer. .»
« Commence déjà à être l'ami de toi-même. Tu ne seras jamais seul.»
« Il y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal… .»
« Ne dis pas à toi-même ce que tu ne veux pas entendre d'un autre.»
« Celui qui a rendu un service doit se taire ; c'est à celui qui l'a reçu de parler.»
« Pour nuire, nous sommes puissants.»
« Celui qui ne sait pas se taire, il ne sait pas non plus parler.»
« Les vices d'autrefois sont devenus les moeurs d'aujourd'hui.»
« Seul l'arbre qui a subi les assauts du vent est vraiment vigoureux,
car c'est dans cette lutte que ses racines, mises à l'épreuve, se fortifient.»

" Crois en tes Rêves "
Il était une fois une course ... de grenouilles.
L’objectif était d’arriver en haut d’une grande tour.
Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.
La course commença.
En fait, les gens ne croyaient probablement pas possible que les grenouilles puissent atteindre la cime,
et toutes les phrases que l’on entendit furent de ce genre :
"Inutile !!! Elles n’y arriveront jamais !"
Les grenouilles commencèrent à se décourager, sauf une qui continua de grimper avec fougue et enthousiasme et les gens continuaient :
"... Quelle peine !!! Elles n’y arriveront jamais!..." 
Et les grenouilles s’avouèrent vaincues, sauf toujours la même grenouille qui continuait envers et contre tout …
A la fin, toutes abandonnèrent, sauf cette grenouille qui, seule et au prix d'un énorme effort, atteignit le haut de la cime.
Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. 
L’une d’entre elles s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve.
Et découvrit qu’elle... était sourde !
En résumé :
...N’écoutez pas les personnes qui ont la mauvaise habitude d’être négatives... car elles volent les meilleurs espoirs de votre coeur ! Rappelez-vous pour toujours du pouvoir qu’ont les mots que vous entendez ou que vous lisez. Soyez toujours sourd quand quelqu’un vous dit que vous ne pouvez réaliser vos rêves.
" Comment être heureux ? " 
Un enfant demande à son père : "Dis papa, quel est le secret pour être heureux ? "
Alors le père demande à son fils de le suivre;
ils sortent de la maison, le père sur leur vieil âne et le fils suivant à pied.
Et les gens du village de dire : - "Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils d'aller à pied."
-"Tu as entendu mon fils? Rentrons à la maison " dit le père.
Le lendemain ils sortent de nouveau, le père ayant installé son fils sur l'âne et lui marchant à côté.
Les gens du village dirent alors : -" Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied ! "
- "Tu as entendu mon fils ? " Rentrons à la maison.
Le jour suivant ils s'installent tous les deux sur l'âne avant de quitter la maison.
Les villageois commentèrent en disant : - "Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi ! "
-"Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison. "
Le jour suivant, ils partirent en portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux. Cette fois les gens du village y trouvèrent encore à redire : -"Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant! c'est le monde à l'envers ! " -" Tu as entendu mon fils ? Rentrons à la maison."
Arrivés à la maison, le père dit à son fils : - "Tu me demandais l'autre jour le secret du bonheur. Peu importe ce que tu fais, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire. "
" Fais ce qui te plaît et tu seras heureux "


 
Quand on n'est incapable de dire " non" cela veut dire que l'on n'a pas confiance en soi , on ne croit avoir ni de droits ni de besoins. Nous nous retrouvons donc engagé contre notre gré dans une situation qui ne nous convient pas ! Alors, nous nous mettons à en vouloir à notre entourage, pour nous avoir forcé la main … Pourtant… nous demeurons le seul responsable de notre inconfort.
******* Comment ne plus subir la contrainte, le stress, ... d’une situation que nous nous sommes nous même imposée; Il nous suffit d’apprendre à dire non, un "Non " positif et bien compris. Dire non positivement, c’est refuser d’accéder à une demande qui ne correspond pas à notre code éthique, nos valeurs, nos désirs, nos besoins ou tout simplement notre emploi du temps.
Apprendre à dire non, c'est aussi donner de la valeur à la réponse "oui".
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Lorsque nous étions enfants, nous savions dire non ! Mais peu à peu, nous avons appris à faire passer les désirs ou les besoins des autres avant les nôtres. Nous avons cru que « dire non » pourrait nous éloigner de l’amour et de l’amitié de notre entourage, alors nous avons tenté de vivre en évitant le mot "Non " .
*********
Savoir dire non, parce que nous souhaitons enfin nous réconcilier avec nos désirs, nos besoins, en réduisant les contraintes auto-imposées. Dire non, parce que nous voulons retrouver une harmonie intérieure et finalement mieux communiquer avec les autres : En famille, en situation professionnelle, … Réapprendre à dire non, parce que nous désirons nous affirmer sans culpabilité, en limitant les situations conflictuelles. Alors nous n’avons plus besoin de lutter, de nous forcer, notre cerveau exécute tout seul ces actions que nous pensions si ardues … Notre puissance intérieure a gagné la bataille, et nous offre une vie plus riche et plus libre.
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Ce n'est pas par hasard que les gens trop "gentils" finissent aigris, perplexes et exploités, sans savoir exactement comment ils sont arrivés là. Ils ont le desir sincère de se rendre utiles et ils ne comprennent pas pourquoi leur systeme engendre tant de colère et de rancoeur.
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Un autre paradoxe :
les gens incapables de dire " non" ne sont en général pas respectés par les autres. On finit par penser que leur serviabilité va de soi, on les considère avec mépris comme des gens peu importants. Au contraire, on a tendance à éprouver du respect pour quelqu'un qui vous dit " non" quand la même personne vous dira " oui" une autre fois.
********* Les personnes pour qui il est difficile de dire " non" font donc preuve de faiblesse ;
Faiblesse = Souffrance .

December, 2006


" Quand vous serez bien vieille "
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle, Assise auprès du feu, dévidant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant : "Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle."
Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serai sous la terre, et fantôme sans os Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fiertè
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie. 
Pierre de Ronsard
Sage , Solide , Digne , Confiante , Belle , Souveraine .
VICTOR HUGO
Ecrivain et poète français Né à Besançon le 26 février 1802 Décédé à Paris le 22 mai 1885.
< Le plus grand ennui c'est d'exister sans vivre .>

LEOPOLDINE
Le 4 septembre 1843, Léopoldine et son mari, (Charles Vacquerie),
se noient dans la Seine à Villequier.
Victor Hugo alors dans les pyrénéees ,l'apprend par la lecture d'un journal.
Il rentre à Paris.Période deuil et désespoir
.Il arrête d'écrire pendant trois ans .
Hugo médite sur cet abîme qui sépare hier d'aujourd'hui.
Il y exprime tour à tour sa révolte contre la cruauté du destin (trois ans après), sa nostalgie .
Parfois aussi il semble se soumettre à la volonté divine.
La douleur causée par la mort de sa fille Léopoldine semble inconsolable
" A CELLE QUI EST RESTEE EN FRANCE. "
Extrait du recueil ecrit en hommage à sa fille .
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V.Hugo étant éxilé dans les îles anglo-Saxones à ce moment là, ne pouvait se rendre sur la tombe de sa fille, restée en France.
Mets-toi sur ton séant, lève tes yeux, dérange Ce drap glacé qui fait des plis sur ton front d'ange, Ouvre tes mains, et prends ce livre : il est à toi Ce livre où vit mon âme, espoir, deuil, rêve, effroi, Ce livre qui contient le spectre de ma vie,
Et le doux pré fleuri m'a dit : - Donne-le-moi. La mer, en le voyant frémir, m'a dit : - Pourquoi Ne pas me le jeter, puisque c'est une voile ! C'est à moi qu'appartient cet hymne, a dit l'étoile. - Donne-le-nous, songeur, ont crié les grands vents. Et les oiseaux m'ont dit : - Vas-tu pas aux vivants Offrir ce livre, éclos si loin de leurs querelles ? Laisse-nous l'emporter dans nos nids sur nos ailes ! Les nids ne l'auront pas ; je le donne à la tombe.
Tout mon coeur goutte à goutte en pleurs silencieux ; J'effeuillais de la sauge et de la clématite ; Je me la rappelais quand elle était petite, Quand elle m'apportait des lys et des jasmins, Ou quand elle prenait ma plume dans ses mains, Gaie, et riant d'avoir de l'encre à ses doigts roses ;
Elle sait, n'est-ce pas ? que ce n'est pas ma faute Si, depuis ces quatre ans, pauvre coeur sans flambeau, Je ne suis pas allé prier sur son tombeau Dis, qu'as-tu fait pendant tout ce temps-là ? - Seigneur, Qu'a-t-elle fait ? - Vois-tu la vie en vos demeures ? A quelle horloge d'ombre as-tu compté les heures ? As-tu sans bruit parfois poussé l'autre endormi ? Et t'es-tu, m'attendant, réveillée à demi ?
Et t'es-tu recouchée ainsi qu'un mât qui sombre, En disant : Qu'est-ce donc ? mon père ne vient pas !
Que de fois j'ai choisi, tout mouillés de rosée, Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensée ! Que de fois j'ai cueilli de l'aubépine en fleur ! Que de fois j'ai, là-bas, cherché la tour d'Harfleur, Murmurant : C'est demain que je pars ! et, stupide, Je calculais le vent et la voile rapide, Puis ma main s'ouvrait triste, et je disais : Tout fuit ! Et le bouquet tombait, sinistre, dans la nuit ! Oh ! que de fois, sentant qu'elle devait m'attendre, J'ai pris ce que j'avais dans le coeur de plus tendre Pour en charger quelqu'un qui passerait par là !
Et, sur le père triste et sur l'enfant qui dort, Ferme l'exil après avoir fermé la mort, Puisqu'il est impossible à présent que je jette Même un brin de bruyère à sa fosse muette, C'est bien le moins qu'elle ait mon âme, n'est-ce pas ? Ô vent noir dont j'entends sur mon plafond le pas ! Tempête, hiver, qui bats ma vitre de ta grêle ! Mers, nuits ! et je l'ai mise en ce livre pour elle
« Laissez-moi me pencher sur cette froide pierre Et dire à mon enfant : Sens-tu que je suis là? »


Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin De venir dans ma chambre un peu chaque matin; Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère; Elle entrait et disait : -Bonjour, mon petit père;- Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait, Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe. Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse, Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant, Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée, Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers. Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts, Et c'était un esprit avant d'être une femme. Son regard reflétait la clarté de son âme. Elle me consultait sur tout à tous les moments. Oh! que de soirs d'hiver radieux et charmants, Passés à raisonner langue, histoire et grammaire, Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère Tout près, quelques amis causant au coin du feu! J'appelais cette vie être content de peu! Et dire qu'elle est morte! hélas! que Dieu m'assiste! Je n'étais jamais gai quand je la sentais triste; J'étais morne au milieu du bal le plus joyeux Si j'avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.
Leopoldine naît en 1824 , un an après la mort prématurée de son frère Leopold .
September, 2006
" Autrefois , dans les campagnes ,"
" Autrefois dans les campagnes ", l'homme connaissait le nom des plantes, savait reconnaître le chant de tel ou tel oiseau, l'observation du soleil lui indiquait l'heure et la couleur du ciel le temps qu'il ferait le lendemain. Son rythme de travail s'accordait avec les saisons. Le printemps et l'été, époque des semences et des moissons, périodes de grande activité, d'extériorisation, alors que l'automne et l'hiver, moments d'engrangement et de sommeil pour la terre, étaient plutôt périodes de repos, d'introspection.
Cette alternance était comme un souffle harmonieux qui régénérait l'homme et la nature.
Le soir ,on se retrouve tous autour de l'unique feu. On se racontedes histoires ,des souvenirs ,des blagues , on chante ,on joue aux cartes. On vit aussi beaucoup avec les voisins . Ensemble on fait les moissons et le battage

"Le progrès a fini par chasser la poésie des campagnes"
Les hommes ont remodelé la nature un peu partout. Ils l'ont aménagée, balisée, les arbres ont été mis en cage, les espaces verts bétonnés et aucune mauvaise herbe n'encombre nos trottoirs. Pour nous rassurer, nous avons créé un espace aseptisé où tout ce qui peut rappeler l'aspect sauvage de la nature a été supprimé.
Nous sommes à présent les enfants de la technologie. A travers nos machines, nous nous imaginons pouvoir maîtriser la situation et n'avoir de leçon à recevoir de personne, surtout pas de la Nature que nous écartons avec honte et dédain comme un parent pauvre.

De nos jours, dans nos villes, le scénario est bien différent et souvent nous nous trouvons bien embarrassés pour donner un nom aux quelques arbres rencontrés dans nos rues.

Les enfants, victimes de la culture urbaine, font-ils seulement le rapprochement entre la vache et le lait, la poule et l'œuf, le blé et le pain ? la chaise taillée à partir de l'arbre qu'il a rencontré dans la forêt?

Nous sommes à présent les enfants de la technologie. A travers nos machines, nous nous imaginons pouvoir maîtriser la situation et n'avoir de leçon à recevoir de personne, surtout pas de la Nature que nous écartons avec honte et dédain comme un parent pauvre.
Nous avons renié notre mère Nature, nous jugeant supérieurs à elle.
Nous oublions que bon nombre de nos inventions ont été inspirées par l'observation du monde naturel :
le vol des insectes n'a-t-il pas inspiré l'hélicoptère à Léonard De Vinci, la toile de l'araignée n'est-elle pas l'ancêtre de nos filets, les constructions des ratons laveurs n'ont-elles pas engendré l'idée des barrages ? Les exemples sont nombreux pour nous démontrer que la Nature est sage et intelligente.

Autrefois , l'homme devait se défendre contre les forces de la nature, de nos jours, c'est la Nature qui doit se protéger de lui. L'homme est devenu une menace pour son environnement, un danger pour la planète. Il massacre la Terre un peu plus chaque jour, polluant les océans et les rivières, déforestant les régions boisées, empoisonnant le sol et l'atmosphère
Les animaux, eux-aussi, paient notre inconscience car, au lieu d'assumer notre rôle de protection et d'éducation envers nos frêres inférieurs, nous traitons fréquemment l'animal en simple produit de consommation
.
On s'offre un chien comme on s'offre une télévision,
on surproduit des animaux d'élevage pour ensuite stocker leur viande qu'on ne peut écouler, on sacrifie sur l'autel de la science des millions de cobayes, sans résultats véritablement garantis.
La nature demeure un révélateur de nos peurs.
Quelle n'est pas, par exemple, la surprise du citadin qui se retrouve en pleine forêt, la nuit. Ecarté de son milieu confortable et protégé, il découvre que la nature n'est pas ce qu'il croyait. La forêt pendant la nuit est un lieu propice pour se confronter à la nature dans ce qu'elle a de brut, d'inculte et sauvage. Elle nous échappe et fonctionne sans notre intervention. Extirpés de nos villes, nous nous retrouvons vulnérables car nous avons perdu nos repères, nos chemins balisés. A travers cet environnement menaçant car inconnu et sans signalisation, nous nous retrouvons face à nous-même. Notre nature profonde, que nous dissimulons sous un vernis de civilisation et de conventions, remonte à la surface.

Tout ce qu'en nous nous étouffons, ignorons volontairement, émerge : la peur de l'inconnu, la menace, la mort ou bien nos pulsions animales. Tout notre acquis intellectuel disparaît en fumée au moindre bruit inquiétant, "les masques tombent. "
 
L'homme de la ville confronté au miroir que lui offre la Nature, prend conscience de ses peurs, de ses pulsions, de ses véritables moyens de défense face à l'existence. La nature permet au citadin de mettre à jour son véritable potentiel, souvent insoupçonné.
L'émotion suscitée par la rencontre avec la nature est essentielle pour le citadin qui tout au long de l'année doit se contenir et éprouve certaines difficultés à exprimer sainement ses sentiments. Dans les agglomérations, les gens sont peu démonstratifs, distants et entre eux s'établit un simple rapport de politesse, quand ce n'est pas un océan d'indifférence. Tout est expliqué de façon quasi scientifique, tout est signalé, fléché, balisé. Il y a, somme toute, peu de place pour l'aventure et le dépaysement.
Nous seuls, avons pouvoir de tout détruire,de réduire à néant des millénaires de souffrance et de joie dans notre tentative d'évolution. Si nous sommes attentifs et bienveillants, la nature, telle une mère dont nous sommes tous issus, va guider nos pas vers cette voie qui mène à la découverte de nous-même, des autres.

A travers cela, nous nous apercevons alors que les murs semblant nous séparer les uns des autres ne sont que des voiles que le moindre souffle de vent disperse.


August, 2006
LE DORMEUR DU VAL
C'est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D'argent, où le soleil de la montagne fière Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme. Nature ! berce-le chaudement , il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine. Il dort dans le soleil, la main sur la poitrine, Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Paul Verlaine et Arthur Rimbaud
Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur?
O bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits! Pour un coeur qui s'ennuie O le chant de la pluie!
Il pleure sans raison Dans ce coeur qui s'écoeure. Quoi! nulle trahison? Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine De ne savoir pourquoi, Sans amour et sans haine, Mon coeur a tant de peine! Paul Verlaine
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George Bernard Shaw Ecrivain irlandais
Né à Dublin le 26 juillet 1856 Décédé à Ayot Saint Lawrence le 02 novembre 1950

Prix Nobel de Littérature en 1925 .

Provocateur et anticonformiste, George Bernard Shaw dénonce le puritanisme étroit, la hiérarchie religieuse
et l'hypocrisie des conventions de la religion , s'intéresse à l'économie politique et au socialisme.
La lecture de Karl Marx est pour lui une véritable révélation.
Dans ses premières pièces, très engagées mais peu jouées, George Bernard Shaw s'attaque aux abus sociaux.
La pièce "Le Héros et le Soldat", produite en 1894 aux Etats-Unis, marque le début de sa notoriété internationale.
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Ses Pensées
«Ce n'est pas l'incrédulité qui est dangereuse dans notre société, c'est la croyance.»
«Le pire pêché envers nos semblables, ce n'est pas de les haïr, mais de les traiter avec indifférence ; c'est là l'essence de l'inhumanité.»
«Un homme se décrit toujours inconsciemment lui-même quand il décrit quelqu'un d'autre.»
«L'indépendance vaut bien que l'on supporte la solitude.»
«Le plus grand des maux et le plus pire des crimes, c'est la pauvreté.»
«Le grand secret, ce n'est pas d'avoir de bonnes ou de mauvaises manières,
c'est d'avoir les mêmes manières vis-à-vis de toutes les créatures humaines.»
«La vertu consiste non à s'abstenir mais à ne pas le désirer.»
«Beaucoup de gens ne sont jamais jeunes ; quelques personnes ne sont jamais vieilles.»
«Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent.»
«Ma façon de plaisanter, c'est de dire la vérité. C'est la plaisanterie la plus drôle du monde.»
«La modestie n'est pas une vertu, seulement de la prudence.»
«L'explication du malheur de bien des gens, c'est qu'ils ont le temps de se demander s'ils sont heureux
ou s'ils ne le sont pas.»
«L'humanité serait depuis longtemps heureuse si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises ils les employaient à ne pas les commettre.»
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Il est considéré comme l’un des plus grands compositeurs de tous les temps.
Dès l’âge de 3 ans Wolfgang pianote sur le clavecin pour "chercher les notes qui s'aiment". A 4 ans, il compose des petites pièces musicales que Léopold retranscrit. A 6 ans, Wolfgang demande à tenir le second violon… alors qu’il n’a pas encore appris à en jouer… Mozart est un enfant prodige : il a une concentration exceptionnelle, une mémoire fabuleuse, une perception générale des choses et une justesse d’oreille absolue
Vingt-quatre œuvres pour la scène, dont les célèbres opéras La Flûte enchantée,
Don Giovanni ou Les Noces de Figaro, 17 messes et plus de 50 symphonies sont à porter au crédit du divin Mozart,
dans tous les styles musicaux et dans tous les genres.

Plus qu’aucun autre, Mozart a su puiser dans la tradition et
l’air du temps pour créer un style bien à lui, reconnaissable entre mille.
Une griffe qui se caractérise par la diversité des thèmes et des sonorités, sous-tendue par une grande rigueur formelle.
Ce sont les contrastes mélodiques, rythmiques et dynamiques qui donnent vie aux compositions de Mozart.

En 1763, la famille part pour une première tournée des capitales européennes où l'on exhibe l'enfant prodige.
D'abord Paris et Versailles, où le roi reçoit les Mozart à son grand souper.

En 1787, il est nommé compositeur à la cour de l’empereur.
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Dans une indifférence quasi générale, Mozart meurt le 5 décembre 1791
alors qu’il travaille à son Requiem, il a 35 ans. Il sera enterré dans une fosse communautaire…

La Mort De L'Aigle
 
Quand l'aigle a dépassé les neiges éternelles, A ses larges poumons il veut chercher plus d'air Et le soleil plus proche en un azur plus clair Pour échauffer l'éclat de ses mornes prunelles.
Il s'enlève. Il aspire un torrent d'étincelles. Toujours plus haut, enflant son vol tranquille et fier, Il plane sur l'orage et monte vers l'éclair Mais la foudre d'un coup a rompu ses deux ailes.
Avec un cri sinistre, il tournoie, emporté Par la trombe, et, crispé, buvant d'un trait sublime La flamme éparse, il plonge au fulgurant abîme.
Heureux qui pour la Gloire ou pour la Liberté, Dans l'orgueil de la force et l'ivresse du rêve, Meurt ainsi d'une mort éblouissante et brève !
José-Maria de Heredia

Jean paul Sartre
(Paris 21 juin 1905 - Paris 15 avril 1980) est un philosophe et écrivain français
(dramaturge et nouvelliste)
Ainsi que critique du XXe siècle, dont l'œuvre a marqué une époque
— le milieu du siècle —, et dont la vie d'intellectuel engagé a suscité polémiques et réticences.
Agrégé de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, Jean-Paul Sartre y rencontre Simone de Beauvoir,
avec laquelle il va partager sa vie.écrivain et philosophe engagée elle aussi.
en 1941, il s'engage dans un mouvement de résistance qu'il fonde : « Socialisme et liberté ».
Ce mouvement sera bref, et Sartre continuera son engagement résistant grâce à sa plume.
Part aux Etats-Unis comme reporter pour Le Figaro, où il est accueilli en héros de la résistance.
Son succès va alors être retentissant, jusqu'à régner en maître sur les lettres françaises pendant plus de dix ans.
Il prône la notion d'existentialisme, mettant en avant la liberté individuelle, la responsabilité ,
la subjectivité mais il prône aussi l'engagement.
. Tenté par le communisme qu'il rejette pourtant par la faute du stalinisme, il critique la guerre d'Indochine le gaullisme et l'impérialisme américain.
Le PCF va enfin le conter dans ses rangs en 1953 après que Sartre a décidé de s'investir au mépris des exactions de l'URSS, préférant le soutien communiste à l'abandon de ces idées sous peine de faits criminels.

Auteur prolifique, Sartre laisse derrière lui une œuvre titanesque, sous forme de romans,
d'essais, de pièces de théâtre, d'écrits philosophiques ou de biographie.
Sa philosophie a marqué l'après-guerre, et il reste le symbole, l'archétype de l'intellectuel engagé.
De son engagement dans la résistance, en 1941, jusqu'à sa mort, en 1980,
Sartre n'a cessé de défrayer la chronique.
Il fut en effet de tous les combats, pleinement et totalement engagé dans son époque,
embrassant avec ferveur toutes les causes qui lui ont semblé justes.
Sorte de Voltaire du XXe siècle, Sartre aura milité inlassablement, jusqu'au bout de sa vie.
En 1964, il refuse un prix Nobel, ce qui le rend célèbre : il refusera ainsi toute distinction,
par peur de devenir une institution et de perdre ses libertés.
Ses positions contre la guerre d'Algérie, pour la révolution cubaine, ou contre les exactions israéliennes restent connues, ainsi que son engagement durant Mai 68.

Sa dernière action sera de demander en 1979 au président de la République d'accueillir des réfugiés du Viêt-Nam. Il meurt le 15 avril 1980 à l'âge de 75ans.
On retrouve sa tombe au cimetière du Montparnasse à Paris aux cotés de Simone de Beauvoir.
L'oeuvre de Jean Paul Sartre a donc marqué son époque et il reste le modèle même de l'intellectuel engagé et polémique.
" SES PENSEES "
" Je préfère le désespoir à l'incertitude. "
" Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est."
" Ne pas choisir, c'est encore choisir"
"Il est beaucoup plus facile pour un philosophe d'expliquer un nouveau concept à un autre philosophe qu'à un enfant.
Pourquoi ? Parce que l'enfant pose les vraies questions."
" La violence n'est pas un moyen parmi d'autres d'atteindre la fin, mais le choix délibéré d'atteindre la fin par n'importe quel moyen."

" Les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître."

" L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas."

" On ne fait pas ce qu'on veut et cependant on est responsable de ce qu'on est."

" Etre libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut."
" Le désir s'exprime par la caresse comme la pensée par le langage."
" Nous ne sommes nous qu'aux yeux des autres et c'est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes."
" Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent."
" Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres. "
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Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre
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Simone de Beauvoir rencontre Jean-Paul Sartre Les deux philosophes se rencontrent très jeunes, à la fin de leurs études supérieures.
Ils préparent ensemble l’agrégation de philosophie, à laquelle Sartre obtient la première place.
L’étincelle est immédiate.
Ils partageront leurs réflexions, leurs conceptions du monde et leurs sentiments,
mais se refuseront toujours à vivre sous le même toit.
Sartre la considère comme son "amour nécessaire", en opposition aux "amours contingents" qu’ils rencontreront tout au long de leur vie.

Simone de Beauvoir est née à Paris le 9 janvier 1908.. Agrégée de philosophie en 1929,
Après la mort de Sartre, Simone de Beauvoir a publié "La cérémonie des Adieux" (1981) et "Lettres au Castor" (1983) qui rassemblent une partie de l'abondante correspondance qu'elle reçut de lui.
Jusqu'au jour de sa mort, le 14 avril 1986, elle a collaboré activement à la revue fondée par elle et Sartre,
"Les Temps Modernes", et manifesté sous des formes diverses et innombrables sa solidarité totale avec le féminisme.
Simone de Beauvoir par elle-même
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"On a forgé de moi deux images. Je suis une folle, une demi-folle, une excentrique
J'ai les moeurs les plus dissolues; une communiste racontait, en 45, qu'à Rouen, dans ma jeunesse, on m'avait vue danser nue sur des tonneaux ,
j'ai pratiqué tous les vices avec assiduité, ma vie est un carnaval, etc."
"Souliers plats, chignon tiré, je suis une cheftaine, une dame patronnesse, une institutrice
(au sens péjoratif que la droite donne à ce mot).
Je passe mon existence dans les livres et devant ma table de travail, pur cerveau.
Rien n'interdit de concilier les deux portraits.
L'essentiel est de me présenter comme une anormale."
" Économiquement je suis une privilégiée.
"Le fait est que je suis écrivain: une femme écrivain, ce n'est pas
une femme d'intérieur qui écrit mais quelqu'un dont toute l'existence est commandée par l'écriture.
"Pourquoi ai-je choisi d'écrire?
La première raison, c'est l'admiration que m'inspiraient les écrivains , les livres, tout le monde les lisait:
ils touchaient l'imagination, le coeur;
ils valaient à leur auteur la gloire la plus universelle et la plus intime.


À propos de Jean-Paul Sartre "Il y a eu dans ma vie une réussite certaine: mes rapports avec Sartre.
En plus de trente ans nous ne nous sommes endormis qu'un seul soir désunis.
Ce long jumelage n'a pas atténué l'intérêt que nous prenons à nos conversations nous disposons pour saisir le monde des mêmes instruments, des mêmes schèmes, des mêmes clefs: très souvent l'un achève la phrase commencée par l'autre;
si on nous pose une question il nous arrive de formuler ensemble des réponses identiques."
"Ce n'est pas un hasard si c'est Sartre que j'ai choisi: car enfin je l'ai choisi.
Je l'ai suivi avec allégresse parce qu'il m'entraînait dans les chemins où je voulais aller".

Tombe de Sartre et Beauvoir
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March, 2006
« Connais-toi toi-même. »
Sans le vouloir expressement ,il est le pédagogue de l'intelligence grecque
.Il oriente différemment la réfléxion et les préoccupations philosophiques
au lieu des spéculations sur la matière, sur son unité, son homogénéité
ou sa diversité, sur la nature, la profondeur ou la superficialité des changements qui l’affectent, Socrate, à la différence de ses prédécesseurs, pose comme objectif premier la connaissance de soi,
l’étude de l’homme, la réflexion sur la valeur de nos actions.
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Un jour l'oracle de Delphes proclama SOCRATE « le plus sage des Hommes » Socrate est alors parti à la recherche d'Hommes plus sages que lui.
Il pensait en trouver chez les hommes d'Etat, les poètes, les artisans. Tous ceux qu'il croyait, espérait sages, ne l'étaient pas. Socrate avait la sagesse de ne pas être persuadé de connaître ce qu'il ignorait.
C'est la célèbre phrase « je sais que je ne sais rien »
" LES TROIS TAMIS "
Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse.
Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :
- "Écoute, Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit."
- "Arrête ! interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ? "
- "Trois tamis ? "dit l'autre, rempli d'étonnement.
-" Oui, mon bon ami : trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis.
Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ? "
- "Non, je l'ai entendu raconter et... "
- "Bien, bien. Mais assurément tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la bonté.
Ce que tu veux me raconter, si ce n'est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ? "
Hésitant, l'autre répondit:
"- Non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire... "
- "Hum ! dit le Sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire... "
- "Utile ? Pas précisément.. . "
- "Eh bien ! dit Socrate en souriant, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l'oublier... "
C'est un texte qui se passerait de tout commentaire, tant il est clair qu'à l'opposé de ce qui est dit ici
nous passons beaucoup de temps à parler pour ne rien dire!!
Si ce n'était que cela, nous parlons sans prendre garde de la puissance que recèle la parole.
Parler n'est jamais gratuit. Pas plus que penser. L'art de parler, c'est aussi l'art de parler à propos,
l'art de donner dans la parole, d'éclairer.
Savoir se taire , c'est donner au silence qui est entre les mots tout son poids ,
c'est rendre à la parole la dignité qui la rend capable de porter le vérité, d'éveiller, de toucher.
Sans la vérité que vaut la Parole? Sans l'intention d'apporter, de donner, que vaut la Parole?
Que vaut la parole, si elle sert à colporter des insanités stupides?
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Le dernier conseil donné dans le texte a aussi son importance.
A quoi bon s'encombrer l'esprit de ce qui n'est ni utile, ni bon, ni vrai ?
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Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai je mettrai sur ta tombe Un bouquet et de houx vert et de bruyère en fleur.

Le poème "Demain dès l'aube" nous raconte en trois strophes le pélerinage annuel
que l'intrépide marcheur
qu'était Victor Hugo effectuait entre le Havre et le cimetière de Villequier.
Occasion pour le poète d'un retour sur lui-même, en même temps
qu'une volonté de retrouver celle qui n'est plus .
Léopoldine sa fille .
"La suggestion consiste à faire dans l’esprit des autres une petite incision où l’on met une idée à soi." _____
"Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur, comme on observe les étoiles, de très loin."

Romancier du petit peuple
Hugo et Voltaire se rencontrent dans l'amour de la justice et de l'humanité .
L’évolution de Hugo du catholicisme et du monarchisme vers une pensée libérale et sociale,
vers la compassion pour le petit peuple, est perceptible dans toute son œuvre,
mais c’est dans ses romans qu’elle apparaît de la façon la plus flagrante.
Victor Hugo et Madame Hugo
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"Victor Hugo, était dès le principe, l`homme le mieux doué, le plus visiblement élu
pour exprimer par la poésie ce que j`appellerai le mystère de la vie."
(Baudelaire)
Voici ce que Hugo a écrit sur les Fleurs du mal de Baudelaire. 30 août 1857 :
"Vous venez de le prouver. Vos fleurs du mal rayonnent et éblouissent comme des étoiles.
Continuez. Je crie bravo de toutes mes forces à votre vigoureux esprit."
Hugo était alors devenu pour les Français une sorte de patriarche national des lettres.
Lorsqu’il s’éteignit, le 22 mai 1885, un cortège de plusieurs centaines de milliers de personnes suivit, depuis l’Étoile jusqu’au Panthéon, le «!corbillard des pauvres!» qu’il avait réclamé.
«! Je donne cinquante mille francs aux pauvres.
Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard.
Je refuse l’oraison de toutes les Églises.
Je demande une prière à toutes les âmes.
Je crois en Dieu.!» :
ce furent là ses dernières volontés.
Et même sa mort, et même ses funérailles, suivies par des centaines de milliers de Français, qui se sont déplacés alors pour lui rendre un dernier hommage ,
des plus importants aux plus humbles, ont été à l'image de l'un des écrivains
les plus immenses de tous les temps .
1 juin 1885 Enterrement Victor Hugo

V.Hugo sur son lit de mort
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" L’ensemble de mon œuvre fera un jour un tout indivisible.
Un livre multiple résumant un siècle, voilà ce que je laisserai derrière moi ".

 
On demanda un jour a Confucius: Qu'est-ce qui vous surprends le plus de l'être humain? Il répondit:
''Ils perdent leur santé à faire de l'argent, et par la suite perdent tout leur argent pour restituer leur santé. En pensant anxieusement au futur,
ils oublient le présent,
de sorte qu'ils ne vivent ni le présent ni le futur.
Finalement, Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir, et ils meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu...''
Kong Qiu
Le véritable nom de Confucius est Kong Qiu, signifie "colline".
__________
Confucius est né en Chine, il y a environ 2500 ans. Confucius, en chinois Kongfuzi (551 à 479 avant J-C), philosophe chinois, fondateur du confucianisme, a été l’un des plus influents penseurs de l’histoire chinoise.
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L’enseignement de Confucius est basé sur la morale et contient beaucoup de règles de vie pratique.
Il a énoncé le premier la loi de bienveillance et de compassion:
"Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas qu'on vous fasse". Il a vécu à peu près à la même époque que Lao Tseu et Bouddha.
Ils sont à l'origine des trois religions actuelles de la Chine.
Confucius considérait que l’homme doit se conduire sur la base de cinq vertus :
la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté.
Le respect des parents, de la vie et de la mort était également un de ses concepts clés.
Confucius a été reconnu de son vivant comme un grand penseur et, par la suite, comme un être surnaturel.
« Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de questions. »
« On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts. »
« Quand vous voyez un homme sage, pensez à l'égaler en vertu.
Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous vous même. »
« Le père qui n'enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s'il les néglige. »
« Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ;
il s'afflige de ne pas connaître les hommes. »
« L'homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ;
il sait se plier mais pas se courber. »
« Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. »
« La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas. »
« Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes. »
« Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous,
et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes,
c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà. »
« Le problème des hommes, c'est qu'ils négligent leur propre champ
pour aller ensemenser celui des autres. »
« Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux. »
« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »
« Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir. »
« La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. »
« Ne vous souciez pas de n'être pas remarqué ; cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable. »
« Ne vous souciez pas d'être sans emploi, souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi. »
« Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs.
Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude.
Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple. »
« Oublie les injures, n'oublie jamais les bienfaits. »
« L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner ; ensuite il enseigne. »
« Se regarder scrupuleusement soi-même, ne regarder que discrètement les autres. »
« Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres.
Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés. »
« Une petite impatience ruine un grand projet. »
« Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »
« Notre plus grande gloire n'est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. »
« A ceux que l'on aime, on ne doit pas épargner le dur labeur.
A ceux que l'on estime, on ne doit pas épargner les critiques. »
« Autrefois, on s'instruisait pour soi-même. Aujourd'hui, c'est pour en imposer aux autres. »
« Celui qui comprend son devoir et ne le remplit pas est un lâche. »
« Celui qui est respectueux sans mesure est fatigant.
Celui qui est franc sans mesure est insolent. »
« Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances. »
« Celui qui, examinant son for intérieur, ne reconnaît en lui aucune souffrance,
quelle inquiétude, quelle crainte aurait-il ? »
Ce philosophe et penseur chinois
exerça une puissante influence
sur la culture chinoise et sur son histoire même.
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March, 2006
RENE DESCARTES
Mathematicien et philosophe français.
Né à la Haye le 31mars 1596.
Décédé à Stockholm le 11 fevrier 1650.
" JE PENSE , DONC JE SUIS ."
Je ne sais si je dois vous entretenir des premières méditations que j'y ai faîtes;
car elles sont si métaphysiques et si peu communes , qu'elles ne seront peut-être
pas au goût de tout le monde; et toutefois , afin qu'on puisse juger si les fondements que j'ai pris sont assez fermes , je me trouve en quelque façon contraint d'en parler.
J'avoir dés long-temps remarqué que pour les moeurs il est besoin quelquefois de suivre des opinions qu'on sait être fort incertaines, tout de même que si elles étoient indubitables ,
ainsi qu'il a été dit ci - dessus ; mais pour ce qu 'alors je désirois vaquer seulement à la recherche de la vérité , je pensai qu'il falloit que je fisse tout le contraire ,
et que je rejetasse comme absolument faux tout ce en quoi je pourrois imaginer le moindre doute , afin de voir s'il ne resteroit point après cela quelque chose en ma créance qui fut indubitable.
Ainsi , à cause que nos sens nous trompent quelque fois , je voulus supposer qu'il n'y avoit aucune chose qui fût telle qu'ils nous la font imaginer ;
et parsequ'il y a des hommes qui se méprennent en raisonnant , même touchant les plus simples matières de géométrie , et y font des paralogismes , jugeant que j'étois sujet à faillir autant qu'aucun autre , je rejetai comme fausses toutes les raisons que j'avois prises auparavant pour démonstrations ;
et enfin , considérant que toutes les mêmes pensées que nous avons étant éveillés nous peuvent aussi venir quand nous dormons , sans qu'il y en ait aucune pour lors qui soit vraie ,
je me résolus de feindre que toute les choses qui m'étoient jamais entrées en l'esprit n'étoient non plus vraies que les illusions de mes songes .
Mais aussitôt après je pris garde que , pendant que je voulois ainsi penser que tout étoit faux ,
il falloit nécessairement que moi qui le pensoit fusse quelque chose ;
et remarquant que cette vérité , _ je pense , donc je suis _ étoit si ferme et si assurée ,
que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étoient pas capables de l'ébranler , je jugeai que je pouvais la recevoir sans scrupule pour le premier principe que je cherchois .
Aprés cela je considérai en général ce qui est requis à une proposition pour être vraie et certaine ; car puisque je venois d"en trouver une que je savois être telle , je pensai que je devois aussi savoir en quoi consiste cette certitude.
Et ayant remarqué qu'il n'y a rien du tout en ceci , _ je pense , donc je suis _ , qui m'assure que je dis la vérité , sinon que je vois très clairement que pour penser il faut être , je jugeai que je pouvois prendre pour règle générale que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies , mais qu'il y a seulement quelque difficulté à bien remarquer quelles sont celles que nous concevons distinctement .
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Cartésien :
Rigoureux, déductif, logique, méthodique, cohérent, suivi, conséquent, naturel, clair, juste, calculé, ordonné, rationnel, scientifique, systématique, organisé, réfléchi.
" Les Philosophes"
" NE RIEN ACCEPTER SANS EXAMEN. - NE TENIR COMPTE D'AUCUNE AUTORITÉ, QUELLE QU'ELLE SOIT. - REGARDER TOUT DE SES PROPRES YEUX ET EXAMINER TOUT JUSQU'AU FOND. "
avec Platon et Descartes, un des trois piliers de la philosophie occidentale.
EMMANUEL KANT
Philosophe allemand Né à Königsberg le 22 avril 1724 Décédé à Königsberg le 12 février 1804
fondateur de la philosophie critique, qui a été à l’origine d’une véritable « révolution copernicienne » en philosophie.
" Deux choses remplissent mon esprit d'une admiration et d'un respect incessants :
le ciel étoilé au dessus de moi et la loi morale en moi."
Pendant quinze ans, Kant enseignera les sciences, les mathématiques, la logique,
aussi bien que la métaphysique, la théologie, le droit, l’anthropologie, la pédagogie,
et même la géographie physique.
« Je suis par goût un chercheur », écrit-il,
« je ressens toute la soif de connaître et l’avide inquiétude de progresser ».
Il fut un temps où je croyais qu’il n’y avait que cela qui puisse faire l’honneur de l’humanité
et je méprisais la plèbe qui ignore tout. Rousseau m’a remis en place !
Ce privilège illusoire s’évanouit, j’apprends à honorer les hommes et je me trouverais plus inutile
que le commun des travailleurs si je n’étais convaincu que la spéculation
à laquelle je me livre peut conférer à tout le reste une valeur :
faire ressortir les droits de l’humanité.
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SES PHRASES
"Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t'écrase avec le pied. "
"Le ridicule est qu'on cultive l'apparence à l'encontre d'autrui jusqu'à s'imaginer qu'elle est vérité..."
"Le sublime touche, le beau charme."
"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter. "
"Ce tribunal que l'homme sent en lui est la conscience".
"Des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts, aveugles".
"Dieu n'est pas une substance extérieure mais une relation morale en nous".
"L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité."
"Plus l'homme a d'habitudes, moins il est libre et indépendant. "(Une des citations les plus étonnantes de cet homme d'habitudes )..
"La morale n'est donc pas à proprement parler la doctrine qui nous enseigne comment nous devons nous rendre heureux, mais comment nous devons nous rendre dignes du bonheur."
"La religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux."
"Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison".
"On ne s'éprend que de l'apparence, mais on aime la vérité."
"L'homme veut la concorde, mais la nature sait mieux que lui ce qui est bon pour son espèce : elle veut la discorde".
"Croyance : milieu entre l'opinion et le savoir."
"On ne peut apprendre la philosophie, on ne peut qu'apprendre à philosopher".
"Si l'émotion est une ivresse, la passion est une maladie qui résiste à tous les moyens thérapeutiques... c'est un enchantement qui exclut l'amélioration morale."
"Chronologiquement, aucune connaissance ne précède en nous l'expérience et c'est avec elle que toutes commencent."
" L'art ne veut pas la représentation d'une chose belle mais la belle représentation d'une chose".
"L'autonomie de la volonté est le principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes."
"Dans les ténèbres, l'imagination travaille plus activement qu'en pleine lumière."
"La Science ne peut prouver que Dieu n'existe pas, car il y a quelque chose qui lui échappe par nature".
" Kant s’éteint en prononçant ces mots restés célèbres :
C’est bien (« Es ist gut »). "
March, 2006


Plusieurs grands hommes se sont appliqués à examiner la nature des choses humaines ,
et les causes des révolutions, pour en instruire la postérité. Il semble, quand on considère la sagesse et le bon sens qui brillent dans les ouvrages d'Esope ,
qu'il ait été divinement inspiré ,
pour donner aux hommes tant de préceptes de morale, si beaux et si utiles ,
et qui surpassent infiniment tous ceux que les plus grands philisophes avaient donné jusqu'alors.
Il ne s'est point tourmenté à chercher des définitions exactes ,
à faire de longs raisonnements , à citer de grands exemples tirés de l'histoire ,
pour persuader les hommes, et pour les engager à aimer la vertu, à fuir le vice.
Il ne s'est servi pour les instruire que du secours des fables,
et pour leur donner de l'horreur de certaines actions, que les oiseaux et les autres animaux dépourvus de raison ,
et guidés par le seul instinct de la nature, ne voudraient pas avoir faites.
Les hommes , pour peu qu'ils aient de raison , devraient rougir de honte,
de ne pas s'appliquer aux choses honnêtes qu'Esope feint avait été pratiquées par des renards,
et par d'autres animaux qui évitaient de grands périls ,
par leur industrie et par leur adresse , et qui savaient se procurer de grands avantages
selon les occasions, Esope , qui se forma pendant sa vie l'idée d'une république toute philosophe,
et qui fut lui-même plus philosophe , tant par ses actions que par ses paroles .
" Le trépas vient tout guérir; Mais ne bougeons d'où nous sommes : Plutôt souffrir que mourir, C'est la devise des hommes. "
Le Renard et les raisins.
Certain renard de Gascogne, quelques-uns disent de Normandie, mourant presque de faim,
vit des raisins au haut d'une treille:
il en aurait volontiers fait un repas; mais comme il n'y pouvait atteindre malgré tous ses efforts : Ils sont trop verts, dit-il, en s'en allant ; ils ne sont bons que pour des goujats.
Nous méprisons souvent une chose, parce qu'il n'est pas en notre pouvoir de l'obtenir.

Le Villageois et la Couleuvre.
Esope raconte qu'un Villageois trouva sous une haie une Couleuvre presque morte de froid. Touché de compassion, il la prend, l'emporte chez lui, et l'étend le long du feu.
A peine l'animal engourdi sent-il la chaleur, qu'il lève la tête,
se replie, et s'élance sur son bienfaiteur.
Oh, oh ! est-ce là ma récompense ? dit le manant. Ingrate ! tu mourras. A ces mots, il prend une bêche, et assomme la bête.
Il y a des ingrats; mais il ne faut pas pour cela cesser d'être charitable.

La Brebis et le Buisson.
Une Brebis, séparée du troupeau, fut surprise par un orage.
Pour se mettre à l'abri de la pluie, elle se fourra dans un Buisson épineux,
et y resta jusqu'à ce que la pluie eût cessé.
Elle eut beaucoup de peine à se débarrasser des épines,
elle y réussit cependant après plusieurs efforts, et sortit du buisson sans être mouillée :
mais la pauvre bête perdit presque toute sa laine.
On entreprend un procès pour des bagatelles ;
et après beaucoup de temps, d'inquiétude, et de soin, on gagne sa cause,
et quelquefois en la gagnant on se ruine.

Le Chat et la Chauve-souris.
Un Chat ayant été une fois pris dans un filet, promit à un Rat qui l'en avait délivré,
de ne jamais manger ni rats ni souris. Il arriva un jour, qu'il attrapa une chauve-souris dans une grange.
Maître Grippeminaud fut d'abord embarrassé : mais il ne le fut pas long-temps.
Je n'ose te manger comme souris, dit-il ; mais je te croquerai comme oiseau.
Avec cette distinction consciencieuse il en fit un bon repas.
Les gens de mauvaise foi ne manquent pas de prétextes,
ni de raisons pour justifier leur injustice.

Un Ane et le Sanglier
Un Baudet eut l'impertinence de suivre un Sanglier et de braire après lui pour l'insulter. L'animal courageux en fut d'abord irrité ;
mais tournant la tète, il vit d'où venait l'insulte;
il continua tranquillement son chemin sans honorer le faquin d'une seule parole.
Le silence et le mépris sont la seule vengeance qu'un galant-homme devrait tirer d'un sot.
Les acteurs de ses fables mettent en scène des animaux
dont le comportement est une véritable morale pour l’homme.
Plusieurs thèmes y sont développés : la difficulté de changer son destin,
l’avarice « posséder sans jouir n’est rien »,
la solidarité « l’union fait la force », l’amitié, la tromperie de la flatterie, la valeur de l’effort, du travail,
l’art de savoir utiliser son talent, la justice etc.


Les écrits d’Esope influencèrent la littérature occidentale,
le Moyen-Age et plus tard notre célèbre Jean de La Fontaine.
Celui-ci d’ailleurs ne se cachait pas des sources de ses célèbres fables.
Esope fut son plus grand inspirateur.



« Se servir d’animaux », suivant l’expression de La Fontaine, n’est pas un choix neutre.
Au-delà de toute intention politique qui peut s’y ajouter,
il suppose une sorte de philosophie implicite, qui n’est pas nécessairement naïve :
l’idée que l’homme est un animal parmi d’autres, privilégié certes par son intelligence,
mais qui doit attention et respect aux autres espèces.
Cet émerveillement devant la nature donne une saveur particulière
aux contes étiologiques et mimologiques ,
récits qui sont censés expliquer telle ou telle caractéristique d’un animal
(par exemple la lâcheté du lièvre ou la trompe de l’éléphant)
ou encore justifier son cri (le conte n’hésite pas, souvent, à le traduire en langage humain).

Sous le Bas-Empire et tout au long du Moyen Âge,
les contes animaliers connaissent un double destin.
Dans leur forme originale,
ils continuent à être racontés aux veillées,
dans les campagnes
Les fables ont un autre emploi essentiel : la pédagogie.
Dans les collèges, l’enfant traduit ces fables latines et grecques, mais il est invité aussi à les refaire, à les amplifier en développant les « circonstances », à « argumenter » à leur sujet, à disserter sur leur « morale ».
La Femme Et La Poule
Une veuve avait une poule qui lui pondait un oeuf par jour.
Elle se dit que si elle lui donnait plus de grain, sa poule pondrait deux fois par jour :
aussi accrut-elle sa ration. Mais la poule devenue grasse ne put même plus pondre son oeuf quotidien.
La fable fait voir qu'à convoiter plus que ce que l'on a, l'on perd même ce que l'on possède.
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Le Vieillard Et l'Ane
Un Vieillard sur son Ane aperçut en passant un pré plein d'herbe et fleurissant. Il y lâche sa bête, et le Grison se rue au travers de l'herbe menue, Se vautrant, grattant, et frottant, gambadant, chantant et broutant, Et faisant mainte place nette. L'ennemi vient sur l'entrefaite : Fuyons, dit alors le Vieillard. - Pourquoi ? répondit le paillard. Me fera-t-on porter double bât, double charge ? - Non pas, dit le Vieillard, qui prit d'abord le large. - Et que m'importe donc, dit l'Ane, à qui je sois ? Sauvez-vous, et me laissez paître : Notre ennemi, c'est notre Maître : Je vous le dis en bon François.
La morale était : "Le pauvre change de maître sans changer de fortune"
March, 2006
Il naquit à Bombay Inde le 30 décembre 1865.
Il est principalement connu pour ses poèmes
(dont le célèbre Tu seras un homme).
Tu seras un Homme mon fils ! "
" You 'll be a Man , my son ! "
Ce poême fut écrit en 1910, à l'intention de son fils, John, alors agé de 12 ans.
John mourrut lors de la 1ère guerre mondiale.
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Si...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir
Si tu peux être amant sans être fou d'amour Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre Et, te sentant haï sans haïr à ton tour Pourtant lutter et te défendre
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter les sots, Et entendre mentir sur toi leurs bouches folles, Sans mentir toi-même d'un mot
Si tu peux aimer tous tes amis en frères, Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi; Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser, sans n'être qu'un penseur; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu peux être sage, Sans être moral ni pédant; Si tu peux rencontrer triomphe après défaites Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront; Alors les Rois, les Dieux, la Chance, la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
" Tu seras un homme mon fils "
Elle consiste à être bons, sincères, modestes et gens d'honneur, par quelque Dénomination ou Croyance particulière qu'on puisse être distingué : d'où il s'ensuit que la Maçonnerie est le Centre de l'Union et le Moyen de concilier une sincère Amitié parmi des Personnes, qui n'auraient jamais pu sans cela se rendre familières entre elles.
Le Manuscrit Regius (1390)
Quiconque voudra bien lire et regarder Pourra trouver dans un vieux livre L'histoire de grands seigneurs et de grandes dames Qui, certes, avaient beaucoup d'enfants, Et n'avaient pas de revenus pour les entretenir Ni en ville, ni aux champs, ni dans les bois. Ils tinrent donc conseil ensemble Pour l'amour de ces enfants, afin de décider Comment ils pourraient au mieux mener leur vie Sans grand inconfort, sans souci et sans lutte. Ce qui les préoccupait le plus, c'était le sort des descendants De ces enfants, après leur mort. Ils envoyèrent alors chercher de grands clercs Pour leur enseigner de bons métiers. "Et nous les prions, pour l'amour de Notre Seigneur, De donner à nos enfants un travail Qui leur permette de gagner leur vie De façon décente et honnête, en toute sécurité." C'est alors que, grâce à la bonne géométrie, Cet honnête métier qu'est la bonne maçonnerie Fut ainsi constitué et créé, Et mis au point en commun avec ces clercs. Sur la prière de ces seigneurs, ils firent sur le modèle de la géométrie Un art qu'ils nommèrent maçonnerie, Entendant en faire le plus honnête des métiers
" Arthur Conan Doyle ,Gustave Eiffel , Henri Emmanuell , Henry Ford, Benjamin Franklin , Aristide Briand ,Winston Churchill , Roland Dumas ,Duke Ellington , Mozart ,Voltaire , Jules Ferry ,Montesquieu , Georges Washingthon , Rouget de Lisle , Camille Desmoulins. "
Mon père, ce héros au sourire si doux, Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille, Parcourait à cheval, le soir d'une bataille, Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit. Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit. C'était un Espagnol de l'armée en déroute Qui se traînait sanglant sur le bord de la route, Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié. Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! " Mon père, ému, tendit à son housard fidèle Une gourde de rhum qui pendait à sa selle, Et dit: "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. " Tout à coup, au moment où le housard baissé Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure, Saisit un pistolet qu'il étreignait encore, Et vise au front mon père en criant: "Caramba! " Le coup passa si près que le chapeau tomba Et que le cheval fit un écart en arrière. " Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.
(La légende des siècles) .Victor Hugo.

Le génie de Victor Hugo est partout,
dans tous les genres littéraires qu'il bouleverse et s'approprie
– du roman au drame, de la poésie à la critique, de l'ode au pamphlet –
comme dans cette facilité à se faire l'acteur des grands rôles publics: du chef de file du romantisme au patriarche de la République,
ce virtuose officiel et scandaleux cumule la célébrité du notable et la gloire de l'exilé;
ce bourgeois pourfend la tyrannie de Napoléon III, défend les communards et dénonce la peine de mort.

" SAGESSE "
" Celui qui est impatient d'avoir un enfant épousera une femme enceinte."

" Homme, bois de l'eau pour te rendre beau. Gave-toi de soleil pour te rendre fort.
Et regarde le ciel pour devenir grand."
" Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera."
" La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation".
" La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver."
" Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit."
" Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits."
" Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent. "
" Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures, jamais."
" L'espoir est le pilier du monde."
" Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé."
" Si en te baignant tu as échappé au crocodile, prends garde au léopard sur la berge."
" Au bout de la patience, il y a le ciel.."
" La belle femme est celle qui a un enfant sur le dos."
" Un homme meurt sans causer au monde aucun dommage."
" La mère est celle qui prend le couteau par la lame."
" Quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel."
" Bouche de miel, coeur de fiel."
" Mieux vaut passer la nuit dans l'irritation de l'offense que dans le repentir de la vengeance."
" Ne te lasse pas de crier ta joie d'être en vie et tu n'entendras plus d'autres cris."
" Celui qui a levé la main, c'est comme s'il avait frappé."
" Ce qui est dans la parole est dans le silence."
" L'arbre suit sa racine."
" Les soucis enlaidissent, c'est la joie qui fait fleurir."
" Il n'y a pas de plus grand bonheur que la venue d'un hôte dans la paix et l'amitié."
March, 2006
 
" Chanson d'Automne "

Paul Marie Verlaine "Le Prince des Poètes "
Poète français, né à Metz le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896.
Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs
Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon coeur D'une langueur Monotone.
Tout suffocant Et blême, quand Sonne l'heure, Je me souviens Des jours anciens Et je pleure;
Et je m'en vais Au vent mauvais Qui m'emporte Deçà, delà Pareil à la Feuille morte.
Paul Verlaine


L'écureuil et la feuille
Un écureuil, sur la bruyère,  Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend, Doucement portée par le vent.
Et le vent balance la feuille Juste au - dessus de l'écureuil
Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,
Que l'écureuil soit remonté Sur le chêne de la clairière
Où il aime à se balancer Comme une feuille de lumière.
Maurice Carême


L'Oiseau-Lyre
Page d'écriture
Deux et deux quatre,quatre et quatre huithuit et huit font seize... Répétez! dit le maître Deux et deux quatre, quatre et quatre huit huit et huit font seize. Mais voilà l'oiseau-lyre qui passe dans le ciel l'enfant le voit l'enfant l'entend l'enfant l'appelle: Sauve-moi joue avec moi oiseau! Alors l'oiseau descend et joue avec l'enfant Deux et deux quatre... Répétez! dit le maître et l'enfant joue l'oiseau joue avec lui... Quatre et quatre huit huit et huit font seize et seize et seize qu'est-ce qu'ils font? Ils ne font rien seize et seize et surtout pas trente-deux de toute façon et ils s'en vont. Et l'enfant a caché l'oiseau dans son pupitre et tous les enfants entendent sa chanson et tous les enfants entendent la musique et huit et huit à leur tour s'en vont et quatre et quatre et deux et deux à leur tour fichent le camp et un et un ne font ni une ni deux un à un s'en vont également. Et l'oiseau-lyre joue et l'enfant chante et le professeur crie: Quand vous aurez fini de faire le pitre!
Mais tous les autres enfants écoutent la musique et les murs de la classe s'écroulent tranquillement Et les vitres redeviennent sable l'encre redevient eau les pupitres redeviennent arbres la craie redevient falaise le porte-plume redevient oiseau.
Jacques PRÉVERT

« Bas la civilisation, vive la nature ».
On voit cette pensée dans le poème de Prévert, surtout à la fin:
Les murs de l’école s’écroulent, la craie redevient falaise, le porte–plume redevient oiseau, etc..
C’est-à-dire on quitte la civilisation, tout ce que l’homme a acquis en utilisant ce que la nature offre.
On jette tout cela par terre et on recommence de vivre dans la nature sauvage comme un oiseau, comme un animal .

March, 2006

OSCAR WILDE
Ecrivain irlandais Né à Dublin le 16 octobre 1854 Décédé à Paris le 30 novembre 1900 Théoricien de l’art pour l’art.
"J'ai mis tout mon génie dans ma vie; je n'ai mis que mon talent dans mon oeuvre. "
( Confidence d'Oscar Wilde à André Gide .1891)
Il fait de brillantes études classiques à Trinity College (Dublin, 1871-1874),
puis à l’université d’Oxford (1874-1878).
. Esprit subtil et cynique, dandy d’une rare élégance (portant cheveux longs et hauts-de-chausses de velours),
il devient le favori de la haute société londonienne, qu’il subjugue par sa conversation,
et où il côtoie de brillantes personnalités telles que Whistler.
Se rendant aux Etats-Unis pour une série de conférences, Oscar Wilde aurait lancé au douanier :
'Rien d'autre à déclarer que mon génie' !
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Oscar Wilde , prêt à tout pour dénoncer la prétendue rationalité de l'ordre public :
un combat rageur , de panache .
Il a horreur de cet ordre, qui n'est que pur mensonge, piètre et odieux.
Wilde a un goût fatal de la provocation et du trait d'esprit, défense unique de l'être libre.
En 1892, Oscar Wilde se lie avec Alfred Douglas, qui devient son amant Alors qu’il est au sommet de sa gloire, la dénonciation publique de son homosexualité et les procès retentissants qui s’ensuivent lui valent une condamnation à deux ans de travaux forcés pour sodomie (1895).
La sévérité du verdict (l’attitude de défi suicidaire adoptée par Wilde pendant l’affaire n’y est sans doute pas étrangère), autant que la vindicte qui se déchaîne contre lui au cours des procès, ruine définitivement sa réputation.
Wilde ne s’en relèvera pas.
Exilé à Paris après sa libération, il mène une vie solitaire et misérable sous le nom de Sébastien Melmoth,
avant de succomber à une méningite.
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"Le paradoxe d'aujourd'hui sont les préjugés de demain".
(Marcel Proust)
" Qu'est ce qu'un paradoxe, sinon une vérité opposée aux préjugés du vulgaire. " (Denis Diderot )
Le chemin des paradoxes est le chemin du vrai.
Wilde utilise le paradoxe comme contestation
"Il n'y a que ce qui est moderne qui finisse par se démoder."
"Il n'est rien de plus beau que d'oublier, excepte, sans doute, être oublié."
"Je peux croire à n'importe quoi du moment que c'est incroyable."
"J'adore le théâtre. C'est tellement plus réel que la vie."
" L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité."
"Quand les gens sont d'accord avec moi, j'ai toujours le sentiment que je dois me tromper."

"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessite. "
"Le scepticisme est le commencement de la foi."
"On ne saurait être trop soigneux dans le choix de ses ennemis."
"Une seule chose au monde est pire que de savoir qu'on parle de vous: c'est de savoir qu'on ne parle pas de vous."

"Quand on dit la vérité, on est sûr d'être tôt ou tard découvert".
"Rien n'est plus dangereux que d'être trop moderne ; on risque de devenir soudain ultra démodé."
"Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières".
".La vraie vie est si souvent celle qu'on ne vit pas."
"Ne soyez pas fiers de vos défauts. Vous pourriez les perdre en vieillissant."
"On a toujours tort d'être innocent. Pour être criminel, il faut de l'énergie et du courage. "
"Le moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y céder."
" Parenthèse"
Les écrivains et l'homosexualité |
Dans la France des années 1870, l'amour entre hommes n'est pas punissable,
mais il demeure sujet de railleries et honte sociale.
Ainsi en témoigne la relation tumultueuse entre les poêtes Paul Verlaine (1844-1896)
et Arthur Rimbaud (1854-1891).
Aprés avoir reçu quelques pocmes et une lettre du jeune prodige de Charleville, ébloui par le génie de son cadet,
Verlaine invite Rimbaud àParis. Il tombe aussitôt amoureux de l'adolescent et abandonne femme et enfants.
Sortant ensemble dans les théâtres parisiens, le couple sera vite l'objet de ragots.
En 1911, André Gide (1869-1951) publie Corydon de manicre anonyme.
Pour la première fois dans l'histoire de la littérature française, un auteur fait nommément l'apologie de l'amour entre hommes.
S'appuyant sur des exemples scientifiques, il retrace l'amour grec et condamne l'hétérosexualité dominante:
"Dans nos moeurs, tout prédestine un sexe vers l'autre, tout enseigne l'hétérosexualité, tout y provoque:
théâtre, livre, journal". Treize ans plus tard, en 1924, il réédite son ouvrage, en le signant cette fois de son nom.
C'est le scandale: son oeuvre est jugée démoniaque, et tenue pour responsable de la dégradation des moeurs.
En 1926, il reconnaît être l'auteur de Si le grain ne meurt, livre dans lequel
il décrit sa premicre relation homosexuelle en Afrique du Nord.
Marié par convention r une femme qu'il n'aimait pas, Gide se liera en 1915 avec Marc Allégret (1900-1973),
alors âgé de quinze ans. L'amour de Gide se caractérise par sa pédérastie.
Malgré des mesures qui font scandale, André Gide reçoit le Prix Nobel de Littérature en 1947, quatre ans avant sa mort.
Marcel Proust (1871-1922), certainement le plus célcbre des écrivains français,
aime lui aussi les beaux garçons.
Amant du compositeur Reynaldo Hahn (1875-1947) et du fils d'Alphonse Daudet, Lucien,
et de nombreux autres, il vivra dans le tourment tout au long de son existence.
Ses amours l'inspireront pour créer les personnages de son chef d'oeuvre A la recherche du temps perdu.
Pour Proust, l'homosexualité ne peut etre qu'un enfer, à l'image de Monsieur de Charlus,
"le héros homosexuel le plus fort de toute la littérature, (...) obligatoirement voué r l'humiliation morale et physique".
A la mort de ses parents, en 1905, Proust ose s'afficher avec des garçons du peuple.
Homme perturbé à la santé fragile et la sexualité voyeuriste et sado-masochiste, Proust de démordra jamais de sa vision pessimiste.
C'est certainement cette impossibilité de s'épanouir pleinement dans la vie quotidienne qui l'a poussé dans sa fabuleuse recherche.
"Les longues phrases de Proust (...), on pourrait les mettre au compte du besoin de brouiller les pistes, de cacher l'innommable.
Proust aurait-il été Proust? A visage découvert, eut-il jeté, comme la seiche, un nuage d'encre sur ses pas?"
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EDGARD ALLAN POE
Ecrivain americain
Né à Boston le 19 janvier 1809.
Décédé à Baltimore le 07 octobre 1849.
Auteur primordial, Edgar Allan Poe a exercé une influence décisive sur les littératures fantastiques et policières.
On peut presque le considérer comme le créateur de ces deux genres, tant il en a posé les bases, les personnages et les ressorts.
A l’issue d’une vie courte et peu heureuse, qui lui avait apporté le succès mais jamais le bonheur.
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La vie brève et tragique de Poe fut rongée par l’insécurité.
Doté d'une vaste intelligence, Edgar Allan Poe était un homme très courtois mais d'une férocité sans égale, qui le brouilla avec de nombreuses personnes.
Ses amis étaient toujours frappés par sa tenue soignée à l'excès et la clarté de son élocution, une intelligence « ne dormant jamais », d'une indépendance extrême à l'égard des conventions, et qui contrôle, ou cherche toujours à contrôler, une extraordinaire sensibilité, somme toute, un « cérébral »
Idéaliste, il était aussi très ambitieux, ce qu'il ne cachait pas.
Il écrit ainsi: « J'aime la gloire, j'en raffole; je l'idolâtre;
je boirais jusqu'à la lie cette glorieuse ivresse;
je voudrais que l'encens monte en mon honneur de chaque colline et de chaque hameau et de chaque ville et de chaque cité sur terre ».
Contrairement à ce que certains ont écrit, Edgar Poe n'était pas un alcoolique. Quant aux rumeurs d'alcoolisme, elles sont fondées sur le fait que, d'une part, il ne supportait pas l'alcool, et que, d'autre part, plusieurs personnes, soit qu'elles fussent fâchées avec lui, soit qu'elles pussent se compter comme ses ennemis, ont profité de ces quelques occurrences où il est apparu ivre pour généraliser et prétendre qu'il était alcoolique, ceci afin de le blesser et de salir son honneur, puis sa mémoire.
" Calomnier un grand homme est, pour beaucoup de gens médiocres,
le moyen le plus prompt de parvenir à leur tour à la grandeur "
Extrait du corbeau 
Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié - tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre - cela seul et rien de plus.
Au large je poussai le volet ; quand, avec maints enjouement et agitation d’ailes, entra un majestueux Corbeau des saints jours de jadis. Il ne fit pas la moindre révérence, il ne s’arrêta ni n’hésita un instant : mais, se percha au-dessus de la porte de ma chambre - se percha sur un buste de Pallas , siégea et rien de plus.
Alors cet oiseau d’ébène induisant ma triste imagination au sourire : « Quoique ta crête soit chue et rase, non ! dis-je, tu n’es pas pour sûr un poltron, spectral, lugubre et ancien Corbeau, errant loin du rivage de Nuit - dis-moi quel est ton nom seigneurial au rivage plutonien de Nuit. » Le Corbeau dit : « Jamais plus. »
Tressaillant au calme rompu par une réplique si bien parlée : « Sans doute, dis-je, ce qu’il profère est tout son fonds et son bagage, pris à quelque malheureux maître que l’impitoyable Désastre suivit de près ; jusqu’à ce que les chansons funèbres de son Espérance comportassent le mélancolique refrain de « Jamais - jamais plus. »
Le Corbeau induisant toute ma triste âme encore au sourire, je roulai soudain un siége à coussins en face de l’oiseau ; et m’enfonçant dans le velours, je me pris à enchaîner songerie à songerie, pensant à ce que cet augural oiseau de jadis - à ce que ce sombre, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau de jadis signifiait en croassant : « Jamais plus. »
« Que ce mot soit le signal de notre séparation, oiseau ou malin esprit, » hurlai-je, en me dressant. « Recule en la tempête et le rivage plutonien de Nuit ! Ne laisse pas une plume noire ici comme un gage du mensonge qu’a proféré ton âme. Laisse inviolé mon abandon ! quitte le buste au-dessus de ma porte ! ôte ton bec de mon cœur et jette ta forme loin de ma porte ! » Le Corbeau dit : « Jamais plus ! »
Et le Corbeau, sans voleter, siége encore - siége encore sur le buste pallide de Pallas, juste au-dessus de la porte de ma chambre, et ses yeux ont toute la semblance des yeux d’un démon qui rêve, et la lumière de la lampe, ruisselant sur lui, projette son ombre à terre : et mon âme, de cette ombre qui gît flottante à terre, ne s’élèvera - jamais plus !

Charles Baudelaire traduit la plupart des contes de Poe et plusieurs de ses poèmes .
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Il n'y a pas d'amour heureux
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri Et pas plus que de toi l'amour de la patrie Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux
Louis Aragon

 
Psychanalyste autrichien Né à Freiberg (moravie) le 06 mai 1856 Décédé à Londres le 23 novembre 1939.
« Le rêve est le gardien du sommeil »
Sigismund Freud (il transformera son prénom en Sigmund à l'âge de 22 ans), naît le 6 mai 1856 à Freiberg, en Moravie, dans une famille juive (Freud revendiquera toute sa vie son appartenance juive en dépit de son athéisme).
Il grandit dans un milieu familial remarquable par sa complexité. Père de la psychanalyse, souvent controversé, Sigmund Freud est sans aucun doute
l'un des scientifiques qui aura le plus influencé la pensée de son siècle.
Le parcours scolaire du petit Sigmund est brillant Il obtient le baccalauréat à 17 ans et commence des études de médecine à l'Université de Vienne
où il découvre l'antisémitisme. Il fait traîner ses études pendant huit ans, ne voulant pas exercer. Il fréquente les cours du philosophe Brentano, manifestant un goût certain pour la philosophie.. Son entrée à l'école médicale viennoise est à ce moment muée plus par la soif de savoir que celle de guérir. Ce qui l'intéresse : les relations humaines. En 1876, il entre au laboratoire de Ernst Wilhelm Brücke où il entame une prometteuse carrière
en anatomo-physiologie du système nerveux. Diplômé de médecine en 1881, Sigmund entre au lycée à l'âge de neuf ans et fait des études brillantes. En 1886, il ouvre son premier cabinet médical à Vienne comme spécialiste des maladies nerveuses .
Il utilise l'hypnose. Dans l'inconscient, tout se conserve et rien ne se perd . Les symptômes viennent de ce que le malade n'a pas su exprimer normalement une émotion. Le traitement reste sans effet s'il n'est pas accompagné de ces émotions que Freud nomme affects. Les symptômes sont des résidus d'événements traumatiques douloureux auxquels les hystériques restent attachés,
dont ils ne se libèrent pas et pour lesquels ils négligent la réalité présente. Cette répétition du passé ne peut disparaître que par le traitement cathartique qui reproduit chronologiquement
la chaîne des souvenirs pour renvoyer au premier traumatisme. On le voit, le médecin qu'était Freud s'intéressa d'abord à l'inconscient pour soigner ses malades. Mais bientôt, Freud va se rendre compte que les manifestations de l'inconscient ne résident pas seulement
dans les symptômes de la névrose mais aussi dans la vie de tous les jours, à travers nos actes quotidiens.
Freud renonce peu à peu à l'hypnose et met au point la méthode des associations libres. Il se rend compte de l'importance des rêves et invente le mot "psychanalyse". Dès 1897, Freud applique à son propre cas la technique psychanalytique qu'il emploie avec ses malades. C'est cette auto-analyse qui va lui permettre de forger les principaux concepts de la psychanalyse.
En 1930, Freud reçoit le prix Goethe et ainsi la reconnaissance de l'Allemagne.
Mais Hitler se profile à l'horizon et quatre ans plus tard, les nazis brûlent ses livres à Berlin. Freud est alors contraint à l'exil. Il quitte Vienne en 1938 pour s'installer en Angleterre où il continue à traiter de rares patients. Opéré une première fois en 1923 pour un début de cancer à la mâchoire, Freud souffrira tant de la progression du mal que le 21 septembre 1939, il demande à son médecin d'abréger son calvaire. Deux centigrammes de morphine le plongent dans le coma. La mort surviendra deux jours plus tard.
" SES PENSEES "
" Le rêve est le gardien du sommeil "
" Le rêve ne pense ni ne calcule ; d'une manière générale il ne juge pas : il se contente de tranformer."
" L'inconscient s'exprime à l'infinitif. "
" Le rêve est la satisfaction d'un désir."
" L'humour ne se résigne pas, il défie."
" L'opposé du jeu n'est pas le sérieux mais la réalité."
" La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions."
" L'humour a non seulement quelque chose de libérateur, mais encore quelque chose de sublime et d'élevé."
" Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité. "
" Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons."
" Ce qui caractérise toutes les perversions, c'est qu'elles méconnaissent le but essentiel de la sexualité,
c'est-à-dire la procréation."
" L'homme énergique et qui réussit, c'est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir."
" Le rêve est la réalisation déguisée d’un désir refoulé."
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